Une étude Ifop/Dorcel décrypte les habitudes des consommateurs de pornographie

Les résultats de l’étude menée par Ifop pour le compte de la société Marc Dorcel ont récemment été dévoilés à la presse. Qui sont les consommateurs de pornographie ? Quelles sont les circonstances de cette consommation et comment les films X influencent-ils les comportements sexuels ? Réponses en chiffres.
Premier constat, les Français savent ce qu’est un film porno : 89% des répondants déclarent en effet en avoir déjà vu un dans son intégralité ou presque, et si les hommes les regardent généralement seuls (84%), les femmes sont 50% à choisir de les regarder avec leur partenaire.
En couple, 35% des femmes se déclarent prêtes à regarder un porno avec leur partenaire pour lui faire plaisir, mais elles sont aussi 33% à refuser « catégoriquement ». Les hommes accepteraient pour leur part « volontiers », à 53% contre 32% pour les femmes. S’ils sont 27% (34% pour les femmes) à dire que visionner un porno peut nourrir les fantasmes et 35% à affirmer que cela permet d’aborder les envies de chacun, les hommes sont cependant 25% et les femmes 29% à penser qu’un film X peut susciter un malaise au sein du couple.
Le porno donne-t-il envie de passer à l’acte ? Il faut croire que oui : 38% (49% d’hommes, 26% de femmes) ont déjà tenté de reproduire une scène vue dans un film et 20% déclarent avoir déjà eu envie de se filmer devant l’amour. Les hommes ne seraient cependant que 14% à rêver de tourner dans un porno professionnel (contre 3% des femmes).
Côté perception de la pornographie, les résultats sont très intéressants ; pour 25% des hommes et 39% des femmes, les pratiques montrées dans les films sont « très éloignées » des pratiques des Français et en sont « assez éloignées » pour 57% des hommes et 48% des femmes.
Point notable : si 61% des femmes et 78% des hommes trouvent les films porno « excitants », ils sont 54% à les trouver « ridicules » (elles : 64%) et 53% (elles : 63%) à les trouver dégradants. Pour 66% des hommes et 81% des femmes, ils ne sont pas « naturels » et ne sont pas sains pour 70% des hommes et 87% des femmes. Le physique des acteurs et des actrices est important pour 73% des hommes et pour 51% des femmes ; la présence de beaux acteurs est d’ailleurs un critère de satisfaction pour 76% des hommes mais pour 51% des femmes seulement. Vient ensuite le scénario pour 59% des hommes et 55% des femmes.
Pour résumer, il semble que la consommation de pornographie se soit nettement démocratisée ces dernières années ; avec Internet, chacun peut désormais accéder comme il le souhaite à des contenus X en ligne et les internautes ne s’en privent pas. On peut être étonné de voir que les femmes s’intéressent en si grand nombre à ce type de visionnage ; elles pointent cependant le principal défaut du cinéma porno actuel qui est celui de ne pas se pencher suffisamment sur les désirs féminins en matière de sexe avec des films plus réalistes et plus scénarisés. Une niche que certaines réalisatrices tentent aujourd’hui d’exploiter en proposant un cinéma porno pour femme qui devrait, si l’on en croit son succès, se développer dans les prochaines années.

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