Un mannequin en plastique utilisé pour attirer la clientèle est jugé trop sexy

Kenny Tessel, 51 ans, était il y a quelques années encore acteur à Los Angeles.
Lassé de vivre loin de sa famille, il est rentré dans sa province d’origine pour y ouvrir une rôtisserie appelée KT’s Barbecue.
Comme tout chef d’entreprise, Kenny a été frappé cette année par la crise économique. Au printemps 2009, il comptabilisait 40% de clientèle en moins par rapport à l’an dernier. C’est alors que lui est venue l’idée, en feuilletant un catalogue, de placer devant son magasin un mannequin en plastique.
Grande, blonde, fortement poumonnée et vêtue d’un simple soutien-gorge et d’un mini-short en jean, elle n’a pas manqué d’attirer l’attention… en bien comme en mal.
Premier sur la liste des mécontents : Chris Broerman, son voisin. « Ma femme pensait qu’il y avait une prostituée debout dans le coin » explique-t-il.
« C’est absolument épouvantable. »
Les officiels de la ville ont donc été appelés à trancher, et ont décidé que oui, Barbe Q, ainsi que l’appellent désormais les habitants, pouvait effectivement rester, mais qu’il fallait l’habiller plus décemment.
Décision à laquelle Tessel, surpris qu’une poupée en plastique puisse engendrer un tel tollé, a fait appel, arguant que certaines boutiques de lingerie mettaient en avant des mannequins tout aussi dénudées et que sa nouvelle égérie n’avait à ce jour causé aucun accident de la route.
Victoire pour le gérant, mais déception pour le voisin qui va jusqu’à envisager un déménagement. Aujourd’hui, Barbe Q est devenue une célébrité locale : les passants sont nombreux à venir se faire photographier en sa compagnie.

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