Sexe et Internet : la Règle 34

Il existe une règle édictée par les geeks de plusieurs sites populaires américains vers la fin des années 2000 et publiée sous le titre « Rules of the Internet » qui dit que si quelque chose existe sur Internet, sa version pornographique existe elle aussi… Eh bien, cette règle est belle et bien réelle… Alors préparez-vous à découvrir ce côté sombre (mais humoristique) du web et à perdre l’innocence de certains de vos souvenirs avec cette règle qui tire sa popularité de l’utilisation de l’image du sexe mélangée à l’humour…

Et l’Internet du sexe a dit…

« Il y a une version porno, aucune exception... », voila en quelques mots la règle en question qui date de l’époque des Règles de l’Internet. Parmi tous les numéros édictés, comme le fait d’utiliser les lettres en capitales (Capslock) pour avoir l’air cool, ou que chaque réponse est une réponse à une réponse, la plus populaire est bien évidemment celle au cœur de cet article et qui traite de la pornographie en y apposant le numéro 34. Pourtant il n’y a rien de pornographique au sens propre du terme qui dit que la pornographie est une « représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique » (wikipedia), mais une représentation supposée dans l’esprit du spectateur qui, lui-même, va lui apposer la classification pornographique.

L’impact

Comparé aux autres règles citées précédemment, le numéro 34 retourne 99% plus de pages sur les moteurs de recherche, de par son contenu supposé pornographique certes mais aussi de par son entrée dans l’imagerie populaire et son contenu le plus souvent « SFW (Safe for Work) » ou en français « Consultable depuis son ordinateur de travail » (un lieu où le sexe n’a pas sa place). En effet, quoi de plus anodin que de voir une voiture accidentée sur une autre, ou un triangle dans un triangle, sans parler de deux ours en gélatine posés l’un à côté de l’autre ? Seulement la simple mention « Règle #34 » sur la photographie indique clairement, pour les connaisseurs, que cette image anodine est une représentation pornographique implicite.

La force des mots, le choc des photos

C’est le point fort de ce type de « meme », pouvant avec deux simples mots changer complètement notre vision d’une image anodine qui dans son contexte premier n’est point pornographique. Mais le but de cette règle est surtout de choquer l’internaute en pulvérisant son innocence vis à vis des souvenirs intacts et si purs d’une œuvre. Et vous ? Avez-vous perdu l’innocence des souvenirs d’une œuvre qui s’est retrouvée « pornographiée » par la Règle 34 ? Si oui, n’hésitez pas à partager votre expérience sur notre forum ou dans les commentaires.

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