Pour le retour du poil

Le premier détail de photo est tiré d’un ancien numéro de Playboy datant de 1974 (vous pouvez d’ailleurs vous régaler en vous rendant sur ce lien chaudement recommandé par votre serviteur). A l’époque, les premiers pubis apparaissent sur les photos de charme et sont fournis en poils.
Parce qu’avant, on devait se satisfaire de photos où un petit détail idiot venait vous gâcher le spectacle. Une lampe, un bout de tissu ou peu importe, tout était bon pour cacher aux voyeurs le divin petit temple de Vénus que chacun voulait voir.
Donc, la nudité ne s’expose nettement qu’au début des années 70. Et alors, là, on a pas le choix : des poils, des poils, des poils. Blonds, bruns, roux, il semble que le rasoir est interdit de territoire sous toutes les ceintures.
Mais voilà que s’insère subrepticement, sans qu’on s’y attende, « l’épilation du maillot », dans les années 80. La pudeur veut qu’on ne montre pas ses poils sur les plages, alors on tranche les bords de la toison.
C’était sans compter la méchante, la diabolique, l’infâme épilation brésilienne de la fin des années 90. Qui n’est même pas brésilienne, d’ailleurs, juste une mode américaine hygiéniste qui n’aurait pas dû vendre dans notre bonne vieille Europe.
Mais ça a marché. Le « ticket de métro » est apparu, le petit triangle a fait des siennes, et très vite, avec les années 2000, l’intégrale s’impose. Avoir des poils aujourd’hui, chez une femme, ce n’est pas seulement disgracieux, à peine du laissez-aller, non : c’est saaaaaale.
Eh bien moi, je dis non. Et je dis qu’il reste encore beaucoup d’hommes qui voudraient avoir un vrai petit minou à caresser. Je dis qu’il y a de nombreuses femmes qui rêveraient de ne plus subir ce diktat de la mode zéro poils. Cherchez sur internet, vous ne trouverez aucune actrice porno, aucun modèle de photos érotiques qui ne soit pas passé par la case épilation.
Nous avons donc connu une véritable révolution, des touffues années 70 aux années 2000 très clairsemées, presque sans transition. Ce changement brutal pourrait s’expliquer par le fait que les lecteurs de revues X voulaient en voir beaucoup plus qu’un gazon sauvage, et les fétichistes de grandes et petites lèvres sont sans doute ceux qui ont permis de maintenir des bonnes ventes de Penthouse ou autres.
Mais qu’en est-il, alors, des amateurs de poils ? Qu’ont-ils aujourd’hui, pour fantasmer ? Les vieilles photos vintage, uniquement.
Votre serviteur rêve donc de voir, enfin, le retour du poil. Le naturel en force, le buisson ardent, le jardin botanique. Sans trop d’épilation, mais sans forêt vierge non plus. Juste, de simples chattes, la beauté du sexe féminin dans son essence même.
Dernière photo, donc, sous forme de revendication, pour le retour du poil !

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