Mussolini, ce Don Juan

Mussolini avait beau être petit, chauve, constipé (tout s’explique) et peu porté sur l’hygiène, cela ne l’a pas empêché de collectionner les conquêtes tout au long de sa carrière politique.
C’est en tout cas ce que révèle une série de carnets intimes très explicites à paraître ce mois-ci en Italie. Écrits par Claretta Petacci, son amante durant neuf ans et avec laquelle il a été assassiné en 1945 alors qu’ils tentaient tous les deux de fuir le pays en 1945, ces carnets retracent ses frasques amoureuses et sexuelles durant la période 1932-1938, alors qu’il était en train de mettre en place les prémices de son régime dictatorial en Italie.
Claretta, dans ses journaux intimes, ne cache rien de la vie sexuelle débridée du Duce, et si elle ne manque pas d’évoquer les vues politiques de son amant, sa haine des Juifs et son amour du fascisme, elle s’étend plus longuement sur sa sexualité. Elle révèle ainsi qu’il pouvait entretenir jusqu’à 14 relations en même temps, qu’il pouvait coucher avec quatre femmes dans la même soirée et qu’il était très bruyant au lit. On y retrouve également des extraits des lettres enflammées qu’il lui faisait parvenir : « Ton corps est mon maître, désormais je suis l’esclave de ton corps (…) Je frémis de te le dire, mais je suis pris par un désir fiévreux pour ton délicieux petit corps que je veux embrasser partout. Et tu dois adorer mon corps, ton géant… (…) Aie peur de mon amour. Il est tel un cyclone. Il est formidable, il surpasse tout. Tu dois frémir ». De quoi faire frémir, en effet.
Mais l’appétit insatiable de Mussolini pour le sexe était également au centre de nombreuses disputes avec Claretta, bien qu’il lui ait toujours juré « sur la tête de ses cinq enfants » qu’il n’aimait qu’elle malgré son absence totale de fidélité. La fidélité, chose impossible pour cet homme véritablement obsédé : « Les femmes nues sont entrées dans ma vie, mes rêves, mes désirs. Je les déshabillais avec mes yeux, ces filles que je rencontrais, je les désirais violemment par la pensée ».
Et les femmes le lui rendaient bien : après son accession au pouvoir, il recevait chaque jour des milliers de lettres de partisanes éplorées lui réclamant une entrevue. Chaque lettre était alors vérifiée, et Mussolini décidait quelles soupirantes méritaient de le rencontrer ; sa préférence allaient aux femmes mûres pourvues de gros seins et de larges hanches.
La série de carnets sera publiée prochainement en Italie dans un livre appelé Mussolini Segreto (Mussolini secret) ; si cette publication intervient si tard, c’est que le pays possède une loi qui impose durant 70 ans le silence sur tous les documents relatifs à l’Etat.

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