Les récits érotiques de Vanessa (66) : Plaisirs secrets

Dans ce nouvel opus des récits érotiques de Vanessa, on retrouve la jeune femme chez une de ses amies qui vit exilée à la campagne dans une abbaye peu propice au sexe normalement… Mais rien n’arrête Vanessa, comme vous avez pu vous en rendre compte, au fil des ses récits. Même dans les endroits reculés où rien n’incite à la luxure, elle arrive à donner et trouver du plaisir…

Faim de son sexe, faim d’orgasmes

Me voilà en compagnie d’une de mes amies. C’est une jeune femme âgée de 29 ans, d’une beauté fulgurante mais les hommes (comme les femmes) ne l’intéressent pas. Elle poursuit la quête d’un absolu qui ne se dit jamais, d’une transcendance qui refuse l’idée même du sexe. Sa vie est comblée de tâches répétitives parfois même dérisoires. Elle habite une ancienne abbaye avec un jardin immense dans lequel elle passe des heures, la demeure possède beaucoup de petites pièces aux multiples recoins cachés.  J’aime venir la voir au moins une fois par an car cette habitation est un havre de paix, mon havre de paix. J’apprécie particulièrement ce refuge car, après deux jours d’un temps fabuleusement beau voilà qu’une une pluie diluvienne ne cesse de se déverser. Solange est partie malgré la bourrasque, en début de soirée, méditer chez des amis sur je ne sais quel  précepte  et ne reviendra  que quelques heures plus tard. C’est alors qu’en visitant le lieu plus en profondeur, je découvre une toute petite pièce obscure et  je remarque immédiatement cette couverture de livre, il semble que ce soit un journal intime … à mon attention.  Je voudrais ma cousine, si tu découvres cet écrit t’offrir un moment privilégié de ma vie. Je me demande si  je rêve ou s’il s’agit de la réalité. Me voilà plonger au cœur de l’incertitude, dois-je accepter cette invitation, de quelle type est-elle ? Je le lis d’une traite, j’apprécie la force du récit.
Le livre commence ainsi : « Tes mots chuchotent, encensent, exaltent, tes doigts entre mes plis, complices, ton sexe au dessus de moi, offert à mon désir, à ma bouche qui en est gourmande. Il  y a, au creux de mon ventre, cette soif, inextinguible. Dans la chaleur de nos baisers, corps à corps insatiables, corps à corps en ivresse. Femme fille sage, me voilà déraisonnable. Mes lèvres osent vous caresser dans les endroits les plus intimes. Lors de notre première rencontre, j’étais tranquille  et bouleversée à la fois puis rapidement offerte. Voilà cinq ans que nous nous voyons en catimini car vous êtes mariés, oh pas à une femme mais à votre métier que je n’ose décrire même dans mon journal. »  Quelques dizaines de pages plus tard, elle écrit ceci. « J’ai un fantasme que je voudrais partager avec vous. Je sursaut quand je lis, si Vanessa mon ami trouve ce document, elle devra se rendre à notre lieu de rencontre. Je la sais ouverte d’esprit. »

Plaisirs féminins

La nuit est avancée.  Elle s’en remet à l’obscurité. Elle est allongée dans son lit. Je me glisse près d’elle et me blottit dans la chaleur de son corps, sans trop bouger. Je ne sais pas ce qu’elle attend de moi. Elle semble dormir quand, sa main se pose sur moi, caresse mes hanches, mes fesses, le creux de mes reins. Puis plus rien. Sa respiration se fait de nouveau calme. Je finis par m’abandonner au sommeil. Comme dans un rêve, son corps me touche de nouveau. Comme une danse en semi-transe, nos corps se collent, nos bouches se touchent, se fondent en un long baiser fusionnel. Je suis pourtant la première femme qu’elle embrasse. De nos ventres chauds monte une onde, qui nous inonde, nos sexes mouillent, nos bourgeons s’érigent. Désir de se prendre, de s’éprendre… Nos seins pointent. Nous nous déshabillons, nous voilà nues. Chaleur humide. Douceur fluide. Elle découvre les plaisirs féminins, avec la délicatesse dans les nuances de toutes les phases de  la volupté. Elle écarte les cuisses et semble dire, voyage, douce main, tu es la bienvenue partout où tu te faufileras. Je me suis mise à caresser son clitoris d’un léger chatouillement, le duvet d’une caresse des doigts, et les fesses d’une pression ardente. Elle a toujours les yeux fermés. Je l’embrasse, fruit sucré où nos lèvres s’amusent. Ses mains, mes mains qui s’affolent. Nos bouches encore, nos bouches douces, assoiffées, sans mots se disent, se dévorent. C’est alors qu’elle glisse sa langue sur mon clito brûlant, et enfonce deux doigts au fond de ma vulve en émoi. Je m’arrange pour que dans la position 69, je puisse à mon tour goûter à son fruit défendu. Sussions, aspirations, elle me lèche l’anus la coquine divinement. J’introduis un doigt puis deux et trois j’accélère mes mouvement en même temps que les siens. Nous sommes au bord de la jouissance quand elle se lève lentement.
Elle me sourit et se dirige vers la cuisine. Je la suis. Elle boit quelques gorgées d’eau et repose son verre, pensive. Quelques larmes coulent de part et d’autre. Elle me prend dans ses bras et me guide vers ma chambre et m’abandonne ainsi. Nous n’avons plus jamais reparlé de notre petite incartade. J’ai servi à son fantasme, voilà tout. Peut-être l’année prochaine quand je reviendrai, mettra-t-elle à ma disposition son journal privé et pourrons-nous ensemble nous abandonner à  un orgasme salvateur…

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