Les récits érotiques de Vanessa (35) : Dans la peau d’une autre

Lorsque Nadine, l’une des amies de Vanessa, révèle à cette dernière à quels jeux amoureux elle s’adonne, Vanessa se sent troublée. Et lorsqu’elle lui confie un DVD où elle s’est faîte filmée en situation de soumission face à son amant, Vanessa n’y tient plus et demande à Thierry de trouver quelqu’un pour l’initier à ces jeux sexuels d’un autre genre…

Initiée au plaisir de la soumission

J’ai envie d’une expérience unique différente. « J’aime le cul », certes mais je me sens insatisfaite. Les jeux de mon amie pratiquant les plaisirs entremêlés de douleur ne me laissent pas indifférente. J’ai envie de savoir pourquoi ce genre de jeux sexuels plait. Tout d’abord, tu me montres une vidéo. L’ambigüité de la relation entre l’homme et la femme est clairement mise en lumière par les attitudes, les regards, les caresses esquissées ou réprimées. Alors, je vais sur le lit comme tu l’exiges et je t’attends nue, allongée sur un drap de bain les jambes écartées. Pourquoi un drap de bain ? Je suis étonnée. Très vite, j’obtiens la réponse. J’ai une jolie toison couleur châtain que tu décides d’éclaircir. Je sens la paire de ciseau frôler mon clitoris. Tu décides, sans même me demander mon avis, de supprimer toutes traces de poils de mon intimité.  Tu appliques de la cire chaude en larges bandes, que tu prends plaisir à retirer d’un coup sec.  Je sursaute à chaque fois. Ce travail terminé, tu me lèches le sexe nu pour calmer le feu de l’épilation. Tu disparais et tu reviens avec une guêpière. Tu me serres la taille dans la guêpière au maximum, jusqu’à presque me couper le souffle: mes seins sont immédiatement projetés en avant et libres. Tes caresses et tes mains se font douces sur mon corps. Je m’arrange pour bien te faciliter la tâche :  j’écarte mes bras pour que tu puisses atteindre mes seins aisément et j’ouvre mes cuisses au passage de tes doigts. Tu t’attardes sur mes fesses sensibles. Je te supplie de me caresser longuement.

Baisée à quatre pattes

Je me mets à quatre pattes comme tu aimes pour que mon corps soit à la disposition de tes mains, tes doigts sont doux entre mes petites lèvres, et continuent à me gratifier de tes griffures. Les brûlures se multiplient, s’intensifient, je sens les traces que tu laisses sur ma vulve. Tu calmes le feu et me lèche longuement. Ta main gifle légèrement chacun de mes seins pendant que tes doigts me fouillent, si je pouvais ouvrir les cuisses davantage, je le ferai… Au moment précis où je me relève, je te sens me courber de force en avant. Tu aimes les postures de soumission. Je sens un pénis se glisser entre mes fesses, passer par dessus l’anus, puis y revenir et, tout d’un coup, forcer le passage malgré tout étroit. Je me cambre de plaisir, tu me maintiens les seins, les pèsent, les pressent puis tu me pénètres alors très profondément mais tu ne jouis pas. A ma grande surprise, tu m’attaches les poignets au barreau du lit ainsi que les chevilles. Me voilà écartelée, offerte. Tu prends des photos. Je suis rouge de honte et d’excitation. Tu me laisses ainsi une bonne demi-heure. Je comprends mieux pourquoi. Je ressens la morsure des liens en cuir qui m’entaillent la chair fine de mes poignets et de mes chevilles.

Humiliation, souffrance et plaisir

Je suis immobilisée nue et sans aucune possibilité de bouger, bras et jambes largement écartées. Soudain, tu ouvres à un de tes amis qui fait des commentaires sur la garce que je suis. Le regard affolé, je te fixe. Tu demeures impassible et me mets carrément un bandeau sur les yeux. Je veux protester, tu me bâillonnes. Tu laisses l’homme me pincer les pointes des seins, tandis que tu me prodigues un cunnilingus. Puis, l’homme manipule durement mon sexe devenu lisse pendant que tu caresses et que tu lèches doucement ma poitrine. Tu m’enlèves le bâillon pour mieux enfoncer tes doigts dans ma bouche tandis que l’autre homme introduit presque sa main dans ma vulve ouverte malgré moi puis vous me caressez. Je ne sais plus qui me manipule. Alors, je suis prise dans un gouffre de sensations contradictoires où souffrance et plaisir se mêlent intimement, délicieusement.
Des mains dures ou tendres me palpent, m’ouvrent encore plus, me malaxent, m’empoignent. Sans pouvoir esquisser le moindre geste de défense, je subis leurs attouchements outrageants et dégradants  qui écartent sans ménagement les muqueuses fragiles de mon sexe, qui s’insinuent brutalement dans mon anus et dans ma bouche. J’ai honte car je mouille abondamment. Je gémis comme une catin. Deux bouches s’occupent maintenant de mes seins. C’est bon, je pousse des petits cris de bonheur. Je me sens rabaissée au rang de chienne en chaleur. Me voilà jetée en pâture à leur désir les plus pervers et c’est moi qui l’ai souhaité, exigé, il y a quelques jours… Là encore aucun des deux mâles ne me pénètre. Je constate que l’autre homme repart. Alors, tu me détaches enfin.
D’un signe, je me pose à califourchon sur toi, soulagée car je sais que tu combleras mon ventre affamé. Celui-ci est un gouffre encore plus chaud, plus humide. Quelques mouvements sur ta verge et je jouis, je jouis en poussant des cris stridents. La sensation est étourdissante. J’aime, j’oublie tout, je me mets dans la peau d’une autre. Je ne suis plus Vanessa cette artiste fière. Je ne suis plus moi-même, je ne suis qu’une louve en chaleur.

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