Les jeux vidéos pornographiques, pour adultes seulement !!

Vous pensiez que votre ordinateur ou votre console de salon ne servait qu’à jouer avec une manette ou une souris ? Eh bien, détrompez-vous !! Depuis les premiers ordinateurs en monochrome jusqu’aux derniers modèles de consoles portables, la pornographie a fait son nid dans le monde des jeux vidéos. Certes, le Japon produit et consomme 99% de ce marché, mais l’Europe aussi a connu une période où les actes sexuels avaient une part prépondérante dans le cœur du jeu, et c’est ce dont nous allons parler aujourd’hui.

Historique des jeux pour adultes

Les premiers jeux pour adultes datent des années 80, sur Apple II précisément, avec un jeu d’aventure textuel qui fut acheté par 25% des possesseurs de ce type d’ordinateur. Ensuite ce fut au tour du Japon de lancer son premier jeu X pour le PC 8801, le fameux Night Life (ストロベリーポルノシリーズ) qui proposait des graphismes en couleur et des scènes explicites pour illustrer un guide sur la sexualité. A partir de ce moment là, une compagnie du nom de Mystique se lança dans la création de jeux pour la console de salon Atari 2600 mais ces titres de piètre qualité et au contenu souvent limite aida à la faillite de ces précurseur du genre. Petit à petit, les limitations des ordinateurs et le cout exorbitant de ces titres firent que seuls les grands studios (tels que Enix ou Sierra) puissent tirer des bénéfices de ce marché qui arrivait à sa fin de vie.
L’arrivée du CD-ROM fut le renouveau du genre, avec des titres comme Dokyusei ou Gals Panic, mais surtout avec les jeux réalisés par John B. Root (nous en parlerons plus loin). Les consoles « next-gen » firent bon utilisation de la limite entre l’érotisme vendeur et la pornographie pour promouvoir certains titres (comme la serie GTA ou God of War), mais seuls les possesseurs japonais de ces consoles purent continuer à admirer des titres bien plus salaces que leurs voisins.
La scène « demo » (ceux que l’on nomme à tort les pirates de nos jour) a crée énormément de jeux pour les consoles MSX et les ordinateurs tels que l’Atari ST, l’Amiga et même les Amstrad. Sous la forme d’une suite d’illustrations pixelisées jouée rapidement, les joueurs de l’époque avaient l’impression de voir une petite vidéo X, et ce dans le confort de leur chambre. A l’époque, c’était bien plus qu’une révolution dans le monde des jeux vidéos pornographiques car même si les magnétoscopes possédaient déjà une liste impressionnante de films pornographiques, l’ordinateur était, aux yeux de tous, tout sauf un moyen de diffuser de la porno et en plus il trônait innocemment dans les chambres des ancêtres des geeks.

Au japon

Les Eroge (jeux érotiques) sont une manne financière importante pour l’industrie du jeu vidéo japonais, et si les jeux disponibles pour les consoles sont assez soft, ceux à destination des possesseurs d’ordinateurs rivalisent dans la pornographie et la paraphilie sans prendre de pincettes. La majorité des jeux tourne autour du style « roman visuel », qui permet au joueur de prendre des décisions qui lui permettront de séduire une jeune fille (ou un jeune homme) et qui offre un mélange d’images fixes et de voix digitalisées afin d’augmenter immersion. Chaque scénario possède plusieurs branches et il faut souvent finir le jeu une bonne dizaine de fois pour voir toutes les scènes pornographiques ou érotiques.
Malheureusement, les lois japonaises (qui illustrent le mot paradoxe dans le dictionnaire) ont permis la conception et la vente de jeux qui puisent sans vergogne dans les sexualité interdites et illégales (de notre côté du monde), et cela n’a fait que donner une mauvaise image de l’eroge, alors que 99% de la production reste quand même « correcte » (enfin si par correcte vous trouvez acceptable qu’une jeune vierge amputée fasse l’amour avec des tentacules dans une baignoire remplie de fluides humains).
Pardonnez-nous pour cette dernière caricature, et saluons néanmoins le jeu « Rez » qui fut vendu lors de sa sortie sur la playstation 2 avec un objet assez spécial… le Trance-vibrator, qui ressemblant à une sorte de téléphone portable, permettait à ces dames de profiter du jeu en le plaçant entre leurs jambes. Le jeu « Rez » étant un jeu de shoot’em up basé sur le rythme, bon nombre de japonaises avaient enfin une bonne raison de rester à côté de leur compagnon qui s’adonnait à ce jeu en se masturbant discrètement.

Dans le reste du monde

Nous, pauvres européens privés des délicatesses japonaises, devons nous farcir des jeux qui, sans être vraiment mauvais, n’ont rien à voir avec ceux du marché asiatique. Leisure Suit Larry par exemple, est plus une série de jeux de drague avec, certes, un bon humour, et Lula est un piètre jeu de gestion n’offrant que quelques instants à peine sexy… Il faut retourner vers les années 95 pour retrouver des « jeux » interactifs de bonne qualité et dont le contenu était vraiment pornographique. Le fameux réalisateur John B. Root est le précurseur de ce type d’aventures, et malgré les limitations de l’époque, a permis de faire entrer la pornographie dans l’ère numérique. Depuis ces années glorieuses, seul un logiciel en 3D sort du lot, c’est 3d sex villa, dont la partie jeu d’aventure est très vite éclipsée face au potentiel du moteur graphique permettant de mettre en scène tous vos fantasmes les plus coquins et de réaliser vous même vos propres films X d’un qualité correcte.
Sources

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