Les japonaises résistent mieux aux troubles de la ménopause que les européennes

Le soja et ses vertus passionnent les scientifiques du monde entier depuis des années. En 2005, ils établissaient un bilan de ses propriétés lors du 6ème Symposium international pour la prévention et le traitement des maladies chroniques.
Ils ont montré qu’un bon nombre de soucis de santé plus ou moins graves tels que cholestérol, maladie cardio-vasculaire, cancer, troubles de la mémoire ou encore troubles de la ménopause, pourraient être atténués par la consommation quotidienne de soja.
Alors qu’est-ce qui dans le soja est aussi bienfaiteur pour les femmes en phase de ménopause ?
Dans un dossier du Journal of Nutrition intitulé Equol, Soy and Menopause paru en juillet dernier, une revue complète est présentée par différents chercheurs sur la molécule d’Equol. (Je vous fais grâce du nom chimique qui s’avère être assez barbare pour un néophyte).
Or, il se trouve que cette molécule, qui retient toute leur attention, est présente à l’état naturel dans le soja. C’est elle qui aurait, non seulement, des vertus thérapeutiques sur les symptômes habituellement constatés chez les femmes en phase de ménopause (irritabilité, insomnie, bouffées de chaleur, perte osseuse), mais également, la propriété de diminuer les risques d’apparition du cancer de la prostate chez les hommes.
D’ailleurs, une des études épidémiologiques présentée dans cette revue rapporte que les japonaises vivraient mieux leur ménopause que les européennes car elles seraient de plus grandes consommatrices de soja. Cet article révèle, notamment, qu’une consommation quotidienne de 10 mg d’Equol serait suffisante pour atténuer de façon notable les troubles de la ménopause. Cependant, il est dommage qu’il ne nous donne pas son équivalence en poids de soja pour atteindre ces 10 mg fatidiques…
Sachez que seulement 20% de la population caucasienne (européenne notamment) contre 40% de la population asiatique est capable de synthétiser naturellement cette molécule.
Il apparaît que donc que les européennes sont bien plus exposées aux troubles de la ménopause que les asiatiques tant sur un plan génétique que nutritionnel.
Aussi, il me paraît évident qu’une adaptation de notre alimentation pour y introduire des produits à base de soja ne pourrait pas nous faire de mal voire devrait améliorer notre vie lorsque nous approchons de la cinquantaine…

facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail