Le premier film traditionnel d’Ovidie obtient un X

« Agathe organise chez elle un dîner entre amies auquel participent Jennifer, Sandrine, et Lise. Au même moment, Jean-Philippe reçoit chez lui Seb, Franck, et Bertrand.Le film retrace cette soirée au cours de laquelle les deux groupes, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, en viennent à parler de sexe et illustrent leurs propos par le récit d’expériences vécues. Chacun raconte sa propre version des événements, souvent totalement différente de la perception de leur partenaire. (…) Chacun des couples camoufle grossièrement ses affaires d’adultère que tout le monde feint d’ignorer. »
Ce synopsis, c’est celui d’Histoire de sexe(s), le dernier long-métrage d’Ovidie. C’est aussi l’histoire d’une embrouille monstre qui aboutira à la classification de l’œuvre parmi les films X, interdisant ainsi totalement sa diffusion en salles.
Le film avait en effet obtenu un visa d’exploitation après un premier passage devant le CNC, le Centre National du Cinéma, avant de se voir attribuer le terrible X en deuxième session. La réalisatrice ne comprend pas car son film, ainsi qu’elle l’explique dans un récent communiqué de presse, est « une comédie de mœurs, ne contenant ni violence ni propos outrageux ».
Les scènes de sexe sont pourtant bien là, et justifient sans doute le classement aux yeux de la commission qui n’avait pourtant classé aucun film dans cette catégorie depuis 13 ans.
« Notre crime ? », poursuit Ovidie, « avoir glissé quelques passages explicites de sexe non simulé, pourtant bien éloignées de codes de la pornographie classique. Ni gros plan, ni obscénités, ni dégradation de la personne humaine ».
L’équipe du film a déposé un recours et c’est désormais au Ministère de la Culture de trancher.

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