Que sont les « viols correctifs » perpétrés contre les lesbiennes en Afrique de Sud ?

Il y a quelques jours, le journal Le Monde nous faisait partager l’horreur des violences faîtes aux femmes lesbiennes en Afrique du Sud. Des hommes, au prétexte « de les remettre dans le droit chemin » organisent et perpétuent à leur encontre des viols collectifs au cours desquels ils les torturent, les défigurent et vont même jusqu’à les tuer.
Et cette punition tombe généralement pour des broutilles. Ainsi, suite à une altercation verbale dans un bar, c’est le corps de Noxolo Nogwaza, une jeune lesbienne de 24 ans, qui sera retrouvé le lendemain à l’est de Johannesburg. Quelques jours plus tard (le 05 mai), c’est parce-qu’elle revendique son homosexualité que cette adolescente de 13 ans sera sauvagement violée  sur le chemin de l’école en plein centre de Pretoria.
Ces actes infâmes ont fait réagir l’organisation internationale Human Rights Watch communiqué pour que ça s’arrête et qui réclamen une condamnation publique de ce qu’on appelle la-bas ‘les viols correctifs’. « La mort de Nogwaza est le dernier d’une longue série de crimes sadiques visant les lesbiennes, les homosexuels et les transsexuels en Afrique du Sud. » Et de poursuivre, « la nature vicieuse de l’agression montre bien que les attaques sont préméditées, planifiées et le plus souvent commises en toute impunité. »
Bien que les couples homosexuels puissent adopter un enfant depuis 2002 et se marier depuis 2006, les violences, qui leur sont faîtes, persistent et seraient même en constante augmentation selon les associations lesbiennes, gays et trans.
Et les victimes portent rarement plainte car les policiers qui les accueillent, au mieux, préfèrent fermer les yeux qu’agir, au pire, affichent une attitude faisant ressentir aux victimes qu’elles ont bien mérité ce qui leur est arrivé.
Bien que le sujet soit loin d’être drôle, je vous propose de visionner ne vidéo du Guardian disponible sur YouTube rassemblant des témoignages de victimes et d’hommes qui justifient leurs actes.  « Ce ne sont pas des gens normaux comme nous » y affirme par exemple un jeune Sud-Africain. Brrrr, ça fait froid dans le dos….

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