Histoire(s) des sex-toys, de l’olisbos au dildo

Les sextoys sont devenus à la mode grâce, notamment, à l’explosion du nombre de boutiques pour adultes apparues sur le Web. Mais connaissons-nous bien l’histoire de ces objets particuliers ? Un sujet que nous avons déjà abordé sur UNION, mais qui reste fascinant. Alors, en route pour une petite remontée dans le temps de la Grèce Antique à la renaissance, de l’olisbos au dildo. Et vous allez découvrir que ces godes et autres sexes artificiels n’ont pas attendu le web pour se développer…

L’olisbos et le gaude mihi de l’antiquité gréco-romaine

Durant l’antiquité grecque furent créés les olisbos, des sortes de pénis artificiels ancêtres de nos godemichés qui furent à l’origine un moyen de remplacer les hommes défaillants ou absents. A l’origine ils sont fabriqués en pierre, en bois ou en cuir de tailles diverses et ils étaient utilisés aussi bien par les femmes que par les hommes (et oui!). Les romaines les baptisèrent gaude mihi qui signifie en latin médiéval « réjouis-moi », explicite n’est-ce pas? Au fil des ans de nombreuses matières sont expérimentées comme l’ivoire, le bronze, la céramique ou le verre thermorésistant rempli d’eau. Il faudra attendre les années 40 pour voir apparaître des sex-toys en caoutchouc montés sur tige d’acier, les plus proches de nos godes et vibros actuels.

Délices asiatiques

Face à l’antiquité gréco-romaine, l’Asie n’est pas en reste et jouit elle aussi des bienfaits des objets érotiques. Plusieurs siècles avant notre ère le plus célèbres des textes sacrées indiens à savoir le kama sutra conseille déjà l’usage d’accessoires érotiques et nous pouvons voir sur des peintures indiennes de l’époque des amants usant d’accoutrements érotiques.
Dans les appartements privées de certaines femmes chinoises ces objets représentaient un certain réconfort pour ces femmes souvent mariées à des hommes plus âgés ou absents. Pour mieux s’approcher de la souplesse de l’original humain, les chinois utilisaient déjà des mélanges de gomme et de résine.
Dans l’histoire japonaise, le premier godemiché célèbre aurait été offert au 8ème siècle à l’impératrice Shotoku par son amant à qui son grand âge interdisait l’excès. La légende raconte que cette dernière tomba malade à force d’utiliser son nouvel objet du plaisir.
Durant le Moyen-Age japonais et jusqu’à la fin du 19ème siècle les seigneurs japonais laissaient à leurs épouses une longue pierre polie enveloppée de soie avant leur départ pour des campagnes militaires qui pouvaient durer des années. Nommés « objet de l’absence », ce cadeau, censé rappeler à l’épouse délaissée son devoir de fidélité, pouvait également prendre la forme d’une statuette en bois dont la forme phallique aidait la malheureuse à prendre son mal en patience. Très vite, l’objet se répandit dans toute la société japonaise. A l’époque Edo (1603-1868), ils sont devenus si courants qu’on les vend de porte-à-porte.

Délices de la Renaissance

A cette époque le terme olisbos est remplacé par celui de passatempo (la traduction serait inutile) ou diletto (délice) qui donnera le terme « dildo ». Très à la mode, on les trouve même dans les coffres des dames des cours européennes. Ronsard reprocha même à Hélène de le repousser car elle préférait « sa main et son godemiché ».
Au fil des années, l’esprit humain s’évertue de perfectionner ces sextoys, véritables objets du plaisir. En Italie, au 16ème siècle, on trouve déjà des modèles en verre que l’ont peut remplir d’eau chaude. Ils seront améliorés au 18ème et 19ème siècle grâce à l’ajout de poires en caoutchouc en forme de testicules, que l’ont remplit de lait et que l’on presse au bon moment pour faire jaillir le liquide et compléter l’illusion.

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