Du 03 au 24 septembre 2011 à Paris : Exposition « Piège pour un voyeur » à la Galerie Patricia Dorfmann

Le 4 novembre 2003, Martin Malburet confiait à Vincent Labaume, ce qu’il pensait de cette exposition : 
« Piège pour un voyeur, l’une des plus belles expositions de Michel Journiac, n’a pas eu le retentissement qu’elle aurait dû avoir à l’époque dans la presse généraliste ou même people.C’était tout de même la première fois que l’on montrait le corps d’un homme nu dans une galerie parisienne !
Les invités, le soir du vernissage, étaient d’ailleurs extrêmement gênés et je crois bien qu’ils tournèrent pratiquement tous le dos à la cage de néons fluorescents dans laquelle était enfermé le jeune modèle. En fait, c’était le public qui était déshabillé par l’installation… Bien sûr, personne dans l’assistance ne se risqua à se dévêtir pour relayer le jeune homme encagé.
Cependant, à chaque fois que quelqu’un s’approchait de lui pour le regarder de plus près, la lumière violente et acide du néon mettait son visage en pleine lumière. (…) Avec cette installation – performance dont la signification sado – masochiste n’échappe plus à personne aujourd’hui, Journiac affirmait d’une manière incroyable son homosexualité tout en restant dans l’énoncé le plus générique et le plus universel.
Je crois que l’art corporel est vraiment né avec cette exposition. La cage de Journiac est un peu à l’art corporel ce que la pissotière de Duchamp est à l’art conceptuel. »

« A partir d’une réédition « réactivation » de l’installation – performance historique de Michel Journiac, Piège pour un voyeur
(1969) », Jonathan Chauveau a « voulu réunir un ensemble d’oeuvres dialoguant avec l’esthétique contemporaine du nu :

  • Les icônes du temps présent (1988) de Michel Journiac, tentative de sacralisation de l’imagerie homosexuelle par le biais d’une esthétique empruntée aux icônes orthodoxes russes ;
  • Le corps, cet objet du XXIème siècle (2011) de Rebecca Bournigault, plongée au coeur de l’infinie combinatoire des corps produite par l’industrie du film porno ;
  • Cover 604 (2008), « grand nu » du couple de peintres Ida Tursic & Wilfried Mille dialoguant à travers les âges avec ceux de Courbet, Manet, Braque, Modigliani, Renoir… ;
  • Union (2009 -2011), série inédite de photographies extraites d’un film de science-fiction pornographique réalisée par le collectif parisien France Fiction. »

Informations pour vous y rendre :

  • Commissariat : Jonathan Chauveau
  • Œuvres exposées de : Michel Journiac, Rebecca Bournigault, Ida Tursic & Wilfried Mille et France Fiction
  • Période : du 3 au 24 septembre 2011 – Vernissage : le samedi 3 septembre 2011, de 14h à 21h
  • Adresse : Galerie Patricia Dorfmann – 61, rue de la Verrerie – 75004 Paris
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