Comment donner une nouvelle vie à 50 poupées gonflables ?

Sander Reijgers, une artiste néerlandaise s’est lancé le défi de donner vie à 50 poupées gonflables (oui, il s’agit bien de ces poupées sexuelles en plastiques gonflables).
Se confiant aux journalistes qui l’interrogent, elle livre sont ressenti sur ces sextoys : « Ces poupées sont tellement affreuses et vulgaires que j’ai voulu relever le défi de les changer en quelques chose de beau. C’est incompréhensible pour moi que des gens fassent l’amour avec ces objets. Ils sont moches et complètement inanimés. Peu importe la quantité d’air que vous insuffler dans ces poupées, vous ne pouvez pas leur insuffler la vie. »
Alors, bien décider à les faire sortir de leur ghetto, elle les a transformé en imperméables, style veste de jogging.
Sa source d’inspiration, elle l’a tiré du roman de Marguerite Duras, « La maladie de la mort, » dans lequel, selon elle, « Le personnage principal du livre est incapable de ressentir des émotions. Il loue une femme dans l’espoir que faire l’amour avec elle lui permettra de combler ce manque. J’ai décidé de faire exactement le contraire avec mon travail : j’enlève la dimension sexuelle de la poupée en la transformant en vêtement. De cette façon, la poupée peut ressentir la vraie vie en participant au quotidien des gens. »
Les œuvres de l’artiste ne sont pas commercialisées ; ce qui, somme toute, n’est pas plus mal car il ne doit pas être aisé de se promener en toute quiétude avec une tête (dont la bouche est prête à faire une pipe) ou des seins dans le dos…

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